Hiver 2026 : preparer ses equipes SST face aux risques cardiaques
L'augmentation des arrets cardiaques au travail en periode hivernale n'a rien d'une statistique abstraite. Quand le froid, le stress et la fatigue s'accumulent, la moindre defaillance du dispositif de sauveteur secouriste du travail devient un pari dangereux. C'est precisement ce que trop d'entreprises continuent de sous‑estimer.
Pourquoi l'hiver est une saison a haut risque cardiaque en entreprise
Les etudes recentes le confirment : les infarctus et arrets cardiaques sont plus frequents durant l'hiver, en particulier lors des episodes de froid marque. Le coeur supporte mal le cocktail classique de janvier‑fevrier : temperatures basses, efforts physiques parfois mal prepares, alimentation plus riche, manque de sommeil, sans parler d'un moral souvent en berne apres les fetes.
Dans l'entreprise, cela se traduit de maniere tres concrete :
- intensification de l'activite sur certains secteurs (logistique, commerce, industrie saisonniere)
- travail en exterieur par temps froid ou humide
- pression accrue sur les equipes reduites (conges, maladies, greves)
Les chiffres de l'INRS et de l'Assurance Maladie rappellent regulierement qu'en France, ce sont pres de 50 000 arrets cardiaques par an, majoritairement hors hopital. Et beaucoup se jouent sous neon, au fond d'un entrepot ou dans un open space trop silencieux.
Arret cardiaque au travail : le temps est votre pire ennemi
Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot : en cas d'arret cardiaque, chaque minute sans massage cardiaque ni defibrillation reduit dramatiquement les chances de survie. Dans un environnement professionnel, la question n'est pas "avons‑nous un defibrillateur ?", mais "quelqu'un sait‑il vraiment quoi faire, ici, maintenant ?".
Un dispositif SST serieux doit permettre de :
- reconnaitre immediatement une victime inconsciente qui ne respire pas
- lancer l'alerte sans perdre de temps (interne + 15 ou 112)
- engager une RCP de qualite, sans attendre "quelqu'un de plus forme"
- mettre en oeuvre un DAE si disponible, sans panique et sans discussion inutile
Ces reflexes ne s'improvisent pas. Ils se construisent, se repetent, se revisent. Et l'hiver, lorsque les facteurs de risque s'additionnent, l'absence de preparation devient presque indecente.
Un probleme tres concret : la fausse securite des affiches et des boitiers verts
Combien d'entreprises se rassurent parce qu'un defibrillateur automatique externe (DAE) trone dans l'entree, avec une belle affiche "gestes qui sauvent" sur le mur d'a cote ? Sur le terrain, on voit encore trop souvent :
- un DAE place derriere un bureau ferme ou dans un local peu accessible
- des salaries qui ignorent totalement son existence
- aucune personne formee en profondeur a sa mise en oeuvre
- des secouristes theoriquement presents, mais jamais entraines en conditions realistes
Dans une logique de prevention des risques, ce dispositif partiel est presque pire que rien. Il cree l'illusion de la securite, alors que le jour J, personne ne sait reellement qui fait quoi. C'est precisement le type de faille que la formation SST doit combler.
Adapter la formation SST aux risques cardio‑vasculaires de l'hiver
Revoir vos scenarios pedagogiques avant janvier
Pour un organisme comme Global SST, l'hiver n'est pas qu'une saison froide, c'est une saison pedagogique specifique. Les formations qui precedent ou accompagnent cette periode doivent :
- mettre l'accent sur la reconnaissance precoce des signes d'alerte (douleurs thoraciques, malaise, essoufflement inhabituel)
- multiplier les cas pratiques d'arret cardiaque soudain, avec RCP et utilisation de DAE
- integrer les contraintes reelles de vos sites (distances, bruit, acces au materiel, travail isole)
- preparer les equipes a intervenir par temps froid, notamment sur les sites exterieurs
Une formation SST initiale ou de revision qui ne met pas franchement les mains dans le cambouis sur ces scenarios cardiaques rate une partie de sa vocation. Les secouristes doivent ressortir avec des gestes integres, presque reflexes.
Focaliser le MAC sur les gestes qui sauvent le plus vite
Le maintien et actualisation des competences (MAC) n'est pas un rafraichissement cosmetique. Pour les risques cardiaques, il devrait au minimum comporter :
- des sequences repetees de massage cardiaque sur mannequin, jusqu'a la fatigue reelle
- des enchainements RCP + DAE avec chronometre, pour prendre la mesure du temps
- des mises en situation ou le secouriste doit assumer la decision, sans attendre un "chef"
On sous‑estime a quel point la dimension psychologique bloque l'action : peur de mal faire, crainte d'etre juge, sideration. La force d'un formateur issu du terrain (sapeur‑pompier, infirmier, maitre‑nageur...) est de pouvoir casser ces freins avec des exemples concrets, parfois rudes, mais qui marquent durablement. C'est ce que savent faire les equipes de Global SST, rompues aux terrains varies.
Quand une entreprise prepare vraiment ses equipes : un exemple saisissant
Un groupe de services, multi‑sites, en Ile‑de‑France. En 2024, un de leurs collaborateurs est victime d'un arret cardiaque dans un open space un mardi matin de janvier. Les faits, froids, tiennent en quelques lignes :
- la victime s'effondre brutalement pres de son poste
- un collegue SST, forme recemment, reconnait l'absence de respiration
- massage cardiaque immediat, pendant qu'un second SST va chercher le DAE
- defibrillation avant l'arrivee des pompiers
L'homme sera pris en charge a l'hopital, reanime, suivi, vivant. Sans la reactivite de ces deux sauveteurs, l'histoire aurait ete tout autre. Ce qui a fait la difference ? Pas seulement une formation "correcte", mais une formation repetee, contextualisee, avec des scenarios proches de la realite des lieux, et des rappels reguliers sur l'urgence des arrets cardiaques. Rien de spectaculaire, mais une exigence persistante.
Zone d'intervention nationale, risques locaux
Qu'il s'agisse d'un entrepot a Lille, d'un plateau telephonique a Villejuif ou d'une usine en peripherie de Marseille, les contraintes ne sont pas identiques. C'est pour cela qu'un organisme comme Global SST intervient dans de nombreuses villes, en adaptant systematiquement les cas pratiques :
- sites industriels avec travail physique intense par temps froid
- bureaux surchauffes, mais ou le stress et la sedentarite font le travail en coulisse
- espaces recevant du public, ou la panique d'un arret cardiaque peut vite se propager
Partout, la meme equation : tres peu de minutes, et un ecart massif entre un geste realise dans les regles et une aide approximative, desordonnee. Les entreprises qui l'ont compris ne laissent pas passer un hiver sans un minimum de remise a niveau de leurs competences internes.
S'inspirer des recommandations officielles, mais aller plus loin
Les ressources publiques existent et elles sont utiles. Le site de l'INRS sur les risques cardio‑vasculaires au travail detaille clairement les facteurs de risque et les principes de prevention. L'Assurance Maladie publie aussi des fiches pratiques sur la conduite a tenir face a un malaise.
Mais entre un PDF bien fait et un sauveteur qui, a 9h17 un matin de janvier, pose ses mains avec determination sur le thorax d'un collegue a terre, il y a un gouffre : celui de la mise en pratique. Ce fosse‑la, seuls une pedagogie exigeante et des repetitions realistes peuvent le combler.
Que faire concretement avant l'hiver 2026 ?
Si vous lisez cet article fin 2025 ou debut 2026, il n'est pas trop tard pour agir, mais il est temps d'arreter de repousser. Voici un plan d'action minimaliste, mais solide :
- Identifier precisement quels salaries sont SST, sur quels sites, et verifier la validite de leurs certificats.
- Programmer sans delai les MAC en souffrance, avec un accent explicite sur les arrets cardiaques.
- Verifier l'accessibilite et l'emplacement des DAE, et l'information des equipes.
- Organiser au moins un exercice interne simulant un arret cardiaque, avec chronometrage.
Cette demarche peut tres bien s'inscrire dans une mise en conformite globale, par exemple en profitant d'un audit de vos risques realise par un organisme specialise. Vous y verrez plus clair sur ce qui releve du simple bon sens et ce qui necessite une refonte plus profonde de votre organisation des secours.
Aller au‑dela du minimum legal : une question de decence
On peut bien sur se contenter d'aligner le minimum reglementaire, de prouver sur le papier qu'on a "fait le necessaire". Mais en matiere d'arret cardiaque, cette logique defensive frole parfois l'hypocrisie. Quand on dirige une equipe, on sait au fond de soi a quoi on s'expose en laissant filer les echeances de formation, ou en repoussant les exercices au trimestre suivant.
L'hiver n'est pas seulement une saison de bilans comptables, c'est aussi le bon moment pour regarder lucidement son dispositif de secours, sans faux‑semblants. Si vous souhaitez franchir ce cap avec un partenaire qui connait intimement les realites du terrain, vous pouvez nous solliciter via la page Demandez un devis gratuit. Ce n'est pas une formalite de plus, mais le debut d'une demarche qui, un jour, fera peut‑etre toute la difference pour quelqu'un qui travaillait la, juste a cote de vous.